♥★♥★


BONNE NOUVELLE !!
LA PAUSE EST FINIT =)
DONC JUSTE EN DESSOUS Y'A LA NOUVELLE FIC
QUE VOUS POUVEZ AUSSI RETROUVEZ LA == > ....(cliquer ^O^''')
IL N'Y AURA QU'UNE SEULE CONDITION POUR QUE LE BLOG CONTINUE ET NE S'ARRÊTE PAS..............
................LÂCHEZ DES COM'S !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
J'SUIS EN MANQUE DE COM'SSSS!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! =D

VOILÀA BISOUUUSS <3



PRÉVENUES POUR LA NOUVELLE FIC !!




♥★♥★








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­forever-naruxsasu-loove.Skyy

# Enviado el miércoles 07 de enero de 2009 23:15

Modificado el lunes 30 de noviembre de 2009 16:12

I WaNna LoVe YoU BuT I BeTteR NoT ToUCh, I WaNna HoLD yOu BuT My SenSe iS TelL ME To StoP, I WaNna KiSs YoU BuT I WaNt It Too MuCh, I WaNna TaSte YoU BuT YoUR LiPS Are VeNimOuS

I WaNna LoVe YoU BuT I BeTteR NoT ToUCh, I WaNna HoLD yOu BuT My SenSe iS TelL ME To StoP, I WaNna KiSs YoU BuT I WaNt It Too MuCh, I WaNna TaSte YoU BuT YoUR LiPS Are VeNimOuS
I



Un jeune garçon était allongé sur le côté, dans un lit aux couvertures blanches. Il fixait la lune à travers la grande fenêtre de sa chambre, recroquevillé en petite boule. Il était soulagé d'être là, emmitouflé dans ses doudous, le corps et l'âme en paix, au chaud contre lui-même. Ce soir il n'avait pas besoin de donner son corps à des étrangers pour pouvoir manger, et c'était ça qui le soulageait.

Depuis que son
salopard de frère l'avait laissé en prenant tout l'argent, sa vie était devenue un enfer. Heureusement qu'il lui avait au moins laissé la maison, sinon, il aurait dix-sept ans et déjà il serait à la rue. Mais ce n'était pas mieux, il le savait. Il devait manger, s'habiller...Et tout ça n'était pas gratuit, dans cette grande ville. Il allait à l'école, il avait besoin du matériel nécessaire...

...L'école... Plus ri
en n'était comme avant. Il ne savait même plus ce qui le soutenait, ce qui le retenait à continuer d'aller à l'école, sachant que le soir, au lieu d'étudier, au lieu de travailler, au lieu de se retrouver entre amis comme les autres adolescents de son âge, lui, il allait dans ce foutu bar pour se faire de l'argent d'une façon horrible. C'était le seul moyen qu'il avait pour gagner assez et pouvoir continuer de vivre normalement, sans qu'on ne se doute qu'il n'était encore un enfant et que déjà on lui avait volé sa virginité.

Sasuke
Uchiha était un jeune garçon normal, du moins, le jour. Il était même populaire à son école. Tout le monde voulait être comme lui – beau, talentueux – et tout le monde l'admirait. Pourtant, lui il savait que ces pauvres crétins n'avaient rien du tout à lui envié. Il n'était qu'un prostitué délaissé par son propre frère! Au collège, toutes les filles lui courraient après, voulaient qu'on les voit accrochées à son bras, et tout les gars étaient jaloux. Tout les gars... c'était vite parler. Il y en avait quand même quelques uns qui étaient sympa et qu'il considérait comme ses amis.

Ce fut l'
air glacial d'un matin d'octobre qui réveilla le jeune ténébreux le lendemain matin. La nuit dernière, il avait du ouvert la fenêtre parce qu'il avait l'impression d'étouffer. Il se leva d'un pas endormis et ferma la fenêtre avant que sa maison ne se transforme en calotte glacière. Vêtu d'un léger pyjama, c'est-à-dire un pantalon sport et rien au dessus, il passa devant la salle de bain, se dit qu'il était trop fatigué pour prendre une douche, puis descendit au rez-de-chaussée. Sa maison était si immense que parfois il se demandait ce qu'il faisait dedans. Lui, si petit dans ce si grand manoir. Il était terriblement seul et même s'il avait quelques amis, jamais il n'invitait qui que ce soit.

Lorsque son pie
d toucha la dernière marche de l'escalier, il lâcha un profond soupir et regarda encore une fois ce qu'il avait sous les yeux. Un grand salon, avec deux sofas placés devant un foyer. Des cadres reposaient sur les murs. Les photos étaient barbouillées au crayon de feutre noir. Sasuke leva ses yeux noirs charbons vers elles et émit un pauvre grognement qui se perdit dans sa gorge. Il se souvenait de quand il avait dessiné par-dessus ces photos-là. Il devait avoir quatorze ou quinze ans. Itachi, son grand-frère, l'avait abandonné en ne lui laissant que cette immense maison bourrée de souvenirs et de bons moments passés entre frère, de plus que c'était quelques semaines après le décès de leurs parents. Depuis ce jour-là, Sasuke était seul. Bon, il y avait le collège là où quelques amis lui étaient fidèle, et où toutes les filles semblaient prêtes à finir la soirée dans son lit, mais rien ne lui redonnerait sa famille, l'enfance heureuse qu'il avait connu à une époque, et ça...

Maintenant assis sur la dern
ière marche, Sasuke ne s'était pas rendu compte que, ce matin encore, cette nostalgie maladive avait eut raison de lui.

Derechef, il grogna et partit se faire quelque chose à manger. Son ventre criait famine mais les armoires étaient vides. Pas de céréales, pas de pain, pas de jus de fruit. Tout ce qu'il y avait, c'était une petite pomme qui semblait mûre, qui traînait au fond d'un tiroir du frigo. Sasuke la prit avec une grimace de dégoût, réalisant que les deux dernières semaines s'étaient écoulées beaucoup trop vite et que ce soir, il allait devoir se rendre là, pour faire ça avec un autre inconnu et ainsi avoir de l'argent pour deux autres semaines.

Il se retint de taper s
ur le petit fruit et ainsi le faire éclater, et le passa doucement à l'eau. Il mangea cette délicieuse pomme et la dégusta jusqu'au noyau. Assis au bout de la longue table en bois d'ébène, il soupira. C'était ridicule, tout ça. Il se leva et regarda l'heure. Plus que quarante-cinq minutes et il serait à l'école, à écouter soit le discours ennuyant des profs ou les déclarations d'amours presque quotidiennes de toutes les filles de l'école. Enfin, pas d'Hinata. Cette fille était bien la seule à l'aimer comme il l'était : un garçon – un humain! – normal et non un dieu grecque! Elle était si différente des autres. Elle était sa meilleure amie, sa s½ur de c½ur. Mais, elle comme tout ses autres amis, ne savait pas qu'il... qu'il donnait son corps en échange de l'argent. C'était son secret à lui, et personne ne le saurait jamais.

Il pensa aux examens auxquels il
n'avait pas étudier pendant qu'il s'habillait. Il mit un tee-shirt noir à manche longue, et un jeans noir. Le noir était sa couleur fétiche; discrète et passe partout. Il chaussa ses pieds de converses – toujours et encore noir – et redescendit prendre son sac et sa veste. La journée allait être longue, et ce soir il devait aller... là. Quels genres d'hommes allaient y être cette fois? Des vieillards pervers qui lui feraient atrocement mal parce qu'ils seraient saouls, en plus de puer l'alcool? Il avait d'avance envie de vomir, mais il cessa d'y penser et ouvrit la porte, laissant le vent froid de l'automne ramener ses cheveux de jais vers l'arrière. Il mit ses écouteurs, mit son lecteur mp3 en marche.

Trente minutes et quelques
chansons plus tard, il vit son collège se dresser lentement à l'horizon. Il s'approcha dans la cour et vit quelques visages qu'il connaissait vaguement. Il adresse un sourire ça et là, puis pénétra l'école. Il se rendit à sa case et la déverrouilla.

- Hé! Si
ce n'est pas mon meilleur pote! Fit une voix.

Le jeune homme n'eut même pas besoin de
se retourner, il continua de chercher ses cartables et livres, sachant que dans quelques secondes, il recevrait une tape amicale dans le dos.

Et voilà.

- Ça va, vieux?

I
l se retourna pour croiser le regard de son meilleur ami : Kiba. Un garçon bruyant aux cheveux bruns. Il avait un visage aux traits fins, mais un sourire moqueur et hautain. Il se croyait supérieur à tous, y comprit les profs et les adultes. C'était sans doute pourquoi il était viré de l'école deux fois par mois, en moyenne. Sasuke sourit.

- Pa
s trop mal.

Son ami s'appuya sur la case v
oisine, regardant les passants autour pendant que Sasuke semblait chercher quelque chose. Kiba attendit, un immense sourire qui ne quitta pas son visage jusqu'à ce que Sasuke soit tout à lui.

Ils commencèrent à marc
her vers leur premier cours.

- Alors! T'as
fais quoi de beau pendant le week-end? Lança Kiba alors qu'ils s'installaient tout les deux à leur place habituelle.

Sasuke soup
ira et mit ses coudes sur la table de son compagnon – celle derrière la sienne. Dos à la fenêtre, il se pencha vers son ami qui en fit de même, ainsi ils pouvaient parler tranquillement jusqu'à l'arrivé des autres élèves et du prof. Sasuke n'eut à peine le temps de regarder un peu partout s'il ne verrait pas arriver Hinata que Kiba s'était déjà mis à lui raconter en détail son week-end. Il était, entre autre, allé à un party où il y avait beaucoup, beaucoup de filles. Kiba était un de ces gars qui ne parlent que de sexe et encore de sexe sans pourtant l'avoir déjà fait. Il parlait beaucoup mais il n'agissait pas beaucoup.

La petite Hinata fini
t par arriver. Elle n'était pas très grande, mais elle était vraiment très belle. De grands yeux blancs décoraient son visage d'ange et elle avait de longs cheveux noirs. Sa peau était aussi blanche que celle de Sasuke. Elle s'installa près de lui, et le cours débuta lorsque le prof fut arrivé.

- C'es
t partit pour une trois heures et quinze minutes d'ennui totale! S'écria silencieusement Kiba.

Sasuke étouffa un rire sans se reto
urner. Celui-là, il était irrécupérable.

C
omme l'avait dit Kiba, trois heures et quinze minutes plus tard, la cloche sonna pour annoncer le second cours, et tout se passa exactement de la même manière. Les élèves vagabondaient dans les couloirs, attendant le son de la cloche pour retourner dans leurs locaux et ainsi attendre encore trois autres heures avant de pouvoir aller manger.

En
compagnie de Kiba, Sasuke gagna les vestiaires. Le cours de gym était le cours le plus facile et relaxant : le prof les laissait toujours faire ce que bon leur semblait. Mais aujourd'hui, quelque chose n'allait pas. Lorsqu'il arriva aux vestiaires, Sasuke vit, au fond, près de la porte de la piscine, une foule de personne qui formait un cercle. Tout ce beau monde criait en balançant leur bras d'un côté et de l'autre, comme pour encourager quelqu'un.

- Encore une bagarre? Bo
n dieu! Ça ne finira jamais dans cet école, râla Kiba en se dirigeant vers les cabines, ignorant le vacarme que faisait ces élèves.

Mais Sasuke restait planté là, regardant la scène. Kiba revint sur ses pas et lui passa une main devant les yeux.

- Il y a quelq
u'un là-dedans?

Sasuke secoua l
a tête et regarda brièvement son ami avant de reporter son attention sur la bagarre. Kiba soupira tandis que Sasuke avança et bouscula quelques élèves pour se frayer un chemin. Au milieu, un grand blond tabassait un pauvre gars déjà amoché. Sasuke le reconnut. Il ne se souvenait plus de son nom mais il savait que gars-là n'était pas apprécié du tout. Il était un profiteur qui se tapait une fille à chaque week-end, qui volait de l'argent, qui embêtait les plus jeunes dans les écoles primaires du quartier. Une brute que personne n'osait jamais régler le compte. Et là, aujourd'hui, il payait enfin pour tout le mal qu'il causait. C'était sans doute pourquoi tout le monde sifflait et criait. Mais ce blond... c'était qui? Sasuke fronça les sourcils et poussa un grand gars qui tentait de le bousculer. Il s'arrêta près des deux garçons. Le blond dominait la bataille. L'autre, par terre, gisait dans son sang, il fallait que ça arrête! Même si ce n'était pas le meilleur des gars, il ne méritait quand même pas ça!

Kiba, derrière
, regarda la scène, attendant que son ami revienne. Il savait que si Sasuke s'en mêlait, la bataille s'arrêterait sur le champ. Sasuke était un élève assez populaire et respecté par presque tous, et quand il voulait quelque chose, il l'avait.

- Hey, toi là
! Cria ce dernier à l'adresse du blond qui frappait sans retenue les côtes de sa victime avec l'un de ses pieds.

Dès que sa voi
x forte et autoritaire fut entendue, les cris cessèrent, les sifflements aussi. Le grand blond – jusque là inconnu par Sasuke – s'arrêta aussi et tourna la tête vers lui. Sasuke figea net. Ce regard. Ce n'était pas humain, ça! Ces yeux froids, sans émotions, presque sauvages. Jamais encore il n'avait vu un regard de ce genre, comme s'il allait sortir un revolver de nulle part et le tuer sur le champ. Mais oui, ce regard, il l'avait déjà vu. Sasuke fronça les sourcils, tandis que le blond le regardait encore. Méchant. Il semblait si méchant. Sasuke avait déjà vu cette fureur, cette envie de tuer... Il eut un désagréable frisson et se reprit, sachant que tous les élèves autour étaient toujours là, captivés par la scène. Il baissa la tête vers le garçon qui gisait au sol. Celui-ci semblait le remercier du regard, pendant ce temps où son agresseur ne le frappait plus.

- D
égage, dit simplement Sasuke avant de tourner les talons et de s'adresser maintenant à la foule. Il n'y a plus rien à voir, dégagez!

Les gardes de séc
urité arrivèrent et emmenèrent le blond, tandis que sa victime fut emmenée à l'infirmerie. Des profs – qui avaient assistés au spectacle, impuissants – ordonnèrent aux élèves de se changer rapidement et de gagner le gymnase pour que les cours puissent commencer.

Sasuke rejoint
vite son ami, qui attendait derrière, déjà prêt et habillé pour le cours de gym.

- C'
était qui ce gars? Demanda-t-il.

Sasuke
tenta d'oublier – tout en se changeant – cette lueur qu'il avait vue dans les yeux azurs du blond. Tant de haine et d'envie de sang. Il se souvenait du même regard dans les yeux de son frère, la nuit où il l'avait quitté. À nouveau, il frissonna.

- Ça doit
être un nouveau... Je ne sais pas. Je ne l'ai jamais vu, en tout cas, répondit Sasuke en fourrant ses choses dans une case et en se dirigeant à pas rapides au gymnase.

Kib
a le suivit sans broncher. Quand Sasuke faisait la tête comme ça, c'était que quelque chose l'agaçait. Mais quoi? Il se dit que ne pas l'embêter serait bien, pour le moment. Il le suivit jusqu'au cours de gym et le prof commença.

La journé
e prit fin assez vite. Sasuke était de plus en plus nerveux. Tellement qu'il en avait oublié l'incident de ce matin, dans les vestiaires. Il quitta le collège et ses amis pour retourner chez lui. Il devait se préparer pour quelqu'un qu'il ne connaissait pas encore. Pour le vieillard qui mettrait ses mains sur son corps.

Il soupira et ouvrit la porte de sa grande maison. Il était frigorifié et ça n'avait rien à voir avec la température. Son c½ur battait la chamade, sa tête tournait. Il décida de se laisser tomber sur le sofa et d'attendre que ses étourdissements passent. Il plia les genoux contre son torse et cacha son visage dans ses mains.

Courage... Encore quelques mois et j'aurai mon diplôme... j'aurai un emploi et je n'aurai plus besoin de faire ça... pensa-t-il.

Un petit
moment s'écoula ainsi, et il finit par prendre une douche bien fraîche. Il avait si faim que plus d'une fois il se tint le ventre, agenouillé dans la baignoire. Il en criait presque tellement cette vie était dure à mener, tellement il voudrait tout abandonner et se laisser mourir tranquillement. Mais il y avait ses amis qui tenaient à lui, et il savait ce que c'était que de souffrir, de perdre un être cher, et il ne voulait pas infliger cela à qui que ce soit. Puis il y avait son frère, à qui il ne ferait jamais le plaisir de céder. Il s'était promis de vivre jusqu'au jour où il le retrouverait pour lui demander pourquoi. Pourquoi lui?

Il sortit et s'habilla lentement, le corps tremblant et dégoulinant. Longtemps il fixa son reflet dans le miroir. Cheveux noirs, peau clair, yeux couleur charbon. Il se haïssait. Il se haïssait seulement parce qu'à chaque fois qu'il se regardait, il revoyait son frère. Il revoyait ce salaud qu'il, malgré lui, n'arrivait pas à haïr.

Son téléphone porta
ble se mit à résonner alors qu'il descendait les escaliers. Il se dépêcha et réussit à répondre avant qu'il ne cesse de sonner. Il le porta à son oreille.

- All
ô?
- Salut
, vieux! Ça va?

Sasuk
e se dirigea vers la fenêtre et poussa le rideau pour regarder dehors. Le ciel noircissait. La nuit allait bientôt tombée. Non ça n'allait pas. Mais encore une fois, il mentit à son ami.

- Supe
r.
- Dis moi, tu fais
quelque chose de spécial ce soir?

Sasuke
n'en revenait pas. Il lui demandait réellement de sortir, là? Un mince sourire prit possession de ses lèvres et il se laissa tomber sur une chaise de la cuisine.

- Je..
. Pourquoi?
- Bah, mon
cousin nous invite à un party ce soir. Je n'ai pas envie d'y aller seul. Je ne connais pas vraiment les amis de mon cousin et bon... tu viens? On pourra se taper plein de belles filles! Qu'est-ce t'en dis, vieux?

Le j
eune homme se pinça les lèvres et son sourire disparu lentement. Même s'il n'aimait pas la façon de penser de son ami – les filles n'étaient pas un divertissement! – il aurait tant voulu y aller pour ne serait-ce que s'amuser. Mais il allait bientôt tomber s'il ne mangeait pas et il devait à tout prix allé se chercher un peu d'argent.

Il regarda dehors à nouv
eau, l'air songeur. Il soupira et reprit la parole.

- Ce n'est p
as l'envie qui manque. Je... je ne peux pas. Je suis désolé.

K
iba mit un moment à répondre.

-
Tu sors ce soir?
- Si on veut..
.
- Bah! L'interrompit-il.
Il était plus que temps mon vieux, avec toutes ces nanas qui n'attendent que ça! Alors, c'est qui?

Sasuke lâcha un rire amer.

- Pas une sortie de ce genre, Kiba. Non je...

Il chercha une ma
nière de dire ce qu'il allait faire sans avouer qu'il couchait avec des inconnus pour de l'argent – Kiba n'accepterait jamais. Il trouva.

- ...je travail.
- Tu trav
ail? Bah... pourquoi?
- Je v
is seul, idiot.

Kiba n'était pas id
iot. Plutôt naïf et joueur. Mais il n'était pas idiot. Sasuke aimait bien l'entendre raconter n'importe quoi, ça lui remontait le moral, ça l'aidait à oublier la vie qu'il avait, à l'insu de tous ses amis qui ignoraient.

-
Je dois y aller, maintenant. À demain, Kiba.
- Sois prudent, vi
eux. Tu peux être maladroit quand tu veux!
- Très drôle.
- Aller
, à demain.
- Amuses-toi...

Kiba
avait déjà raccroché. Sasuke en fit de même, la mine triste. Ça n'aurait pas pu tomber un autre jour? Il avait enfin l'occasion de s'amuser avec ses amis – enfin, les amis du cousin de son ami – et il fallait qu'il ait à faire... ça, le même jour.

D'exas
pération, il laissa sa tête tomber sur la table. Son front atterrit sur la surface en bois de celle-ci et il soupira longuement avant de se relever, mettre sa veste noire et quitter sa maison, l'estomac noué et la gorge en feu.




# Enviado el miércoles 18 de noviembre de 2009 20:23

Modificado el viernes 20 de noviembre de 2009 11:05

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# Enviado el lunes 27 de julio de 2009 15:34

FOREVER :: PROLOGUE

FOREVER :: PROLOGUE
FOREVER
PROLOGUE - SECONDE CHANCE


Allongé dans mon lit, les lumières éteintes, je somnolais en pensant à lui. Il y avait quelques semaines déjà qu'il était revenu. Je l'avais retrouvé, gisant près du corps inanimé de son frère, dans une caverne froide et démolit sous les attaques mortelles que s'étaient lancés les deux frères. J'étais terrorisé sur place. Comment un endroit pouvait avoir subit autant de dégâts ? Comment un combat pouvait-il être aussi violent ? Il y avait du sang, des armes pratiquement détruites...

J'étais arrivé à temps puisque Sasuke vivait encore. Il était inconscient, couvert de blessure mais je sentais encore son c½ur battre tandis que celui d'Itachi ne battait plus. Je l'avais laissé là et avais prit Sasuke sur mon dos. Aussi vite que j'avais pu, j'avais couru jusqu'à Konoha, espérant qu'il ne serait pas trop tard.

Heureusement, j'étais arrivé vite, épuisant tout mon chakra seulement en courant, si ça se pouvait. J'avais déposé mon ami à l'hôpital, là où, surprise, Tsunade s'était occupé de lui. Je pleurais tellement j'étais ému d'avoir réussit. Je n'étais peut-être pas devenu hokage, mais j'avais tenue une promesse - ô tellement importante pour Sakura (et moi).

J'étais ensuite partit rejoindre Sakura et Kakashi, là où j'avais su les trouver ; terrain d'entraînement. Ils étaient là tout les deux, avec Yamato et Saï, et ils s'entraînaient. Tsunade m'avait vaguement dit que, après ma disparition, Sakura avait juré au nom de tout les hokage, qu'elle s'entraînerait jour et nuit, et qu'elle ferait revivre l'équipe 7, qu'elle nous ramènerait, Sasuke et moi.
Pour faire une histoire courte, quand j'avais su par Sasuke lui-même qu'il n'y avait rien au monde qui ne lui ferait changé d'avis, et qu'il irait même jusqu'à offrir son corps au serpent psychopathe pour arriver à ses fins, j'étais parti m'entraîner en douce. Je ne l'avais dis à personne, ni même à Jiraiya. On avait pensé que j'étais disparu.

Sakura tenait sa parole, à ce que je voyais. Elle s'était mise à verser des larmes - de joie j'espérais - avant de se jeter dans mes bras. Elle me serrait si fort, je me souviens, qu'on pouvait entendre nos os craquer. Je l'avais serrée à mon tour en caressant ses cheveux, mouillés par la sueur. Kakashi nous regardait de là où il était.

« - Promesse tenue, Sakura-chan, avais-je chuchoté à l'oreille de mon amie. »

Elle avait levé le menton, incrédule, en me regardant. Je lui avais souris.

« - Il est sauvé, ça y est, avais-je répété, jusqu'à ce qu'elle me croit.

- Tu... non, avait-t-elle murmuré alors que les larmes se faisaient de plus en plus nombreuses dans ses grands yeux verts.

- Oui. »

Elle s'était effondrée en larmes dans mes bras. Elle pleurait jusqu'à ce qu'elle tombe sur ses genoux. J'étais tombé avec elle et m'étais permit de verser une ou deux larmes. J'avais aperçus, par dessus l'épaule de Sakura, Kakashi qui s'approchait de nous, suivit de Yamato et Saï qui gardait ses distances.

« - Naruto ?

J'avais relevé doucement la tête, les yeux pleins d'eau. Kakashi me regardait, mi-inquiet, mi-rassuré. Je lui avais souris avec ce que je pensais être de l'assurance.

- Tu as réussis, Naruto ?
- Une promesse, c'est une promesse. »

Sakura m'avait sourit, avait séché ses larmes. Je m'étais levé en lui tendant une main. En prenant celle-ci, elle comme moi, avions compris que c'était le début d'une nouvelle vie. Le début d'une seconde chance...

# Enviado el miércoles 07 de enero de 2009 23:25

Modificado el sábado 07 de noviembre de 2009 12:19

CHAPITRE 1 :: RENCONTRE AVEC LA MARIÉE

CHAPITRE 1 :: RENCONTRE AVEC LA MARIÉE
FOREVER CHAPITRE 1 :: RENCONTRE AVEC LA MARIÉE

Ce matin, après m'être douché et après avoir mangé un restant de nouilles d'hier, je me rendis en silence à l'hôpital. Le soleil brillait de mille feux et il n'y avait aucun nuage dans le ciel. L'air était frais et je me sentais si bien. Non seulement à cause de la température, mais aussi parce que je marchais en direction de l'endroit où je reverrai enfin mon meilleur ami, qui avait manqué à l'appel durant trois longues et interminables années. Tsunade avait fait passé le message à Kakashi (qui l'avait fais passé à moi) que Sasuke s'était enfin réveillé et qu'il allait mieux. Je n'imagine même pas dans quel état psychologique il doit être, sachant que son grand frère est enfin mort.

C'est en marchant d'un pas lent, mais confiant que j'arrivais enfin. Je poussai la porte d'un grand sourire et je me rendis à l'accueil, là où je vis quelqu'un - une jolie fille - qui attendait qu'on... ben qu'on l'accueil. Je m'approchais et posai mes coudes sur le comptoir. Après quelques secondes, je tournai légèrement la tête et la regardai du coin de l'oeil. Elle avait un visage fin, d'une rondeur plutôt mignonne, et des yeux d'un noir profond. Ses cheveux ondulés reflettait à la lumière leur donnant une couleur rousse tournant sur le brun. Elle était belle. Soudain ses pupilles atterissâ sur moi. Je détournai la tête, nerveux.

- Pourquoi me regardais-tu ? Demanda-t-elle

- Pour rien, marmonnai-je

Un silence. Puis elle reprit la parole.

- Tu viens ici pourquoi ?

- Pour... et en quoi ça te regarde ?

Elle soupira puis retourna dans la contemplation du vide. Décidément, il n'y a pas de service dans cet hôpital. Je vis la jeune fille se tourner et s'appuyer sur ses coudes, face à moi. Le menton dans la paume de ma main, je tournai les yeux. Mais qu'est-ce qu'elle me veut celle-là ?

- Quoi ? Lâchai-je

- Tu ressembles beaucoup à ce garçon là, sur la photo, dit-elle en sortant une photo de sa poche. Je comprend que je lui ressemble ; c'est moi. D'ailleurs, d'où elle tiens une photo de moi ?

- Où as-tu obtenus une photo de moi ? Demandai-je

- L'Hokage.

- Tsunade ?

- Oui.

- Je peux savoir qui tu es ?

Elle ne répondit pas à ma question et elle en posa une autre.

- C'est toi sur la photo pas vrai ?

Je soupira et observai ladite photo. Oui, c'est bien moi, il y a trois ans. Celle que j'avais prise pour ma carte ninja.

- Oui, en plus jeune.

- Mais c'est toi. Affirma-t-elle cherchant des réponses à ses questions.

Je commençai à m'impatienter. Qu'est-ce qu'elle me veut à la fin ?

- Oui, c'est moi, et je peux savoir qui tu es ?

Elle soupira d'une certaine frustration sortie de je ne sais où.

- Je m'appelle Naomi Yukiye. Et toi c'est Uzumaki ?

- Ouais, Naruto Uzumaki, la corrigeai-je

Elle marqua une pose, dans laquelle une infirmière arriva - pas trop tôt - pour nous servir, moi et Naomi.

- Que puis-je faire pour vous, jeunes gens ? Demanda-t-elle

- Le numéro de chambre de mon ami, dit-je, tellement déconcentré par cette fille que j'oubliais de précisé le nom de cet ami. L'infirmière me regardait, perplexe.

- Et son... nom ? Dit-elle en détachant chaque syllabe comme si elle s'adressait au dernier des idiots.

- Uchiwa.

Naomi étouffa d'un rire amer. Je me tournai vers elle, la rage commençait à monter. Si elle n'était pas aussi belle, et qu'elle serait un homme, je lui aurais déjà lancer mon point dans la figure.

- Qu'est-ce qui a de drôle ?

- Tu es encore ami avec lui ? S'exclama-t-elle en me regardant d'un air madame a raison.

Je lui lançai un regard des plus noirs. Cette fille commençait sérieusement à me tomber sur le système.

- D'où tu le connais, d'abord ?

- Tss ! Depuis longtemps. Plus longtemps que toi si ça se trouve. Dit-elle en jouant avec une mèche de ses cheveux.

- Hum, excusez moi, fit l'infirmière.

Je me tournai vers elle en m'excusant. Elle me donna le numéro de chambre de Sasuke et je m'y rendit immédiatement, priant pour que cette fille ne me suive pas. Hélas ! je m'étais trompé. Elle me suit. J'arrive finalement à la chambre et me tourne vers Naomi avant d'entrer. Je me plante devant elle, et j'attend qu'elle me donne ne serait-ce qu'une seule explication.

- Quoi ? Lâcha-t-elle

- À moi de le dire.

Elle soupira. Je continuai.

- Je répète ; qu'est-ce que tu veux de moi ?

Elle roula des yeux avant de s'appuyer sur un seul talon, les mains sur les hanches. Elle vint pour parler quand j'entendis une voix plus que familière.

- Naruto ?

Sakura je t'en dois une. La voix de mon amie venait de l'intérieur de la chambre. Sans doutes elle m'avait entendu parler. Une lueur malicieuse dansait dans mes yeux, et d'un sourire vainceur, je tournai la poignée de la porte.

- Eh bien, à la prochaine Naomi, m'exclamai-je en pénétrant à l'intérieur de la pièce, ne fermant qu'à moitié la porte, espèrant qu'elle soit partit. Elle finit par tourner les talons et s'en aller. Je tournai le dos à la porte et m'avança au pied du lit, dans lequel Sasuke me regardait. Sakura était là aussi, assise à ses côtés. Comme avant. Il était là, Sakura aussi et moi aussi. Nous étions là tout les trois. Ne manquait plus que Kakashi pour que notre équipe soit complète. Je m'approchais doucement. Je ne savais pas trop quoi dire. Ou plutôt, je ne savais pas ce que je devais dire.

- Euh... bon retour à Konoha, Sasuke, dis-je finalement

La réponse que j'attendais ; le silence. Je savais qu'il n'allait pas parler de si tôt. Ça prendra un certain temps avant de revoir le Sasuke d'avant, si ce jour là viendrait... Mais le simple fait qu'il soit là, en vie, cela me rendais heureux, et Sakura aussi. D'ailleurs, elle était tellement heureuse, qu'elle ne devait pas se rendre compte que ses joues étaient humides de larmes. Quant à Sasuke, il tricotait nerveusement avec ses doigts, le regard fixé sur un point inexistant sur le drap qui le recouvrait. Il devait penser à son frère. J'ignore comment il doit se sentir, mais je peux imaginer que ce n'est pas une sensation agréable de savoir qu'on vient de tuer son propre grand frère. Le silence reignait et personne de nous trois n'osait parler. Pourtant, après trois années de séparation, trois adolescents se seraient, en temps normal, sauté dans les bras en se racontant leurs aventures. Cependant, notre histoire à nous doit rester en arrière, et pour le bien de notre future, il serait mieux de l'oublier. Contre toute attente, ce fût Sasuke qui brisa le silence. Qui s'y aurait attendu ?

- Euh... merci, à... à vous deux, marmonna-t-il, gêné.

Je sentis mon coeur si léger. J'imagine que c'était la même chose pour Sakura, et Sasuke, si j'osais l'espèrer. Déjà, nous avions craint, Sakura et moi, qu'il ne reviendrâ jamais à Konoha, et qu'il remercie c'était... disons que nous n'aurions pû demander mieux. Plus fort que moi, mes lèvres se transformaient en large sourire et j'étouffa un rire.

- Pas de quoi ! M'exclamai-je avant de rire, exprimant ma bonne humeur et ma joie.

J'entendis Sakura ricaner, visiblement heureuse elle aussi. Puis elle se tournait vers Sasuke qui avait toujours la tête baissé, honteux. C'est alors que, dans une petite phrase que Sakura prononçâ, tout se brisa dans ma tête...

- Tu as faim, Sasuke ?

Dans ma tête, je vit une scène qui s'est déroulée ici, dans cette chambre, trois ans auparavant. Durant un insant, je vit Sakura en train de couper des pommes, et moi en train de raconter mes aventures à Sasuke qui était assit sur ce même lit. C'était ce jour là que tout avait chamboulé dans nos vies... Je secouai la tête, ne voulant remettre un pied en arrière. Je vis Sasuke secouer la tête doucement, indiquant à Sakura qu'il n'avait pas faim. Ses longues mèches noirs cachaient son visage. Je sentis ma respiration s'accélérer alors que je bondis sur mes pieds, nerveusement.

- Bah moi j'ai faim, tu es sûr que tu ne veux pas quelque chose ? M'exclamai-je

- Moi je veux bien quelque chose, tu serais gentil Naruto, affirma Sakura.

Je tournai ma tête vers Sasuke, tout comme Sakura d'ailleurs, et je conclus que le silence voulait dire qu'il n'avait pas changé d'avis. Je me dirigeai vers la porte, pour me rendre à la cafétéria pour chercher quelque chose à manger pour moi et Sakura. Celle-ci m'appelait avant que j'eusse touché la poignée de la porte.

- Naruto, Tsunade voulait te voir, me dit-elle. Désolée, mais j'avais oublié de te le dire.

- Ah bon ? Et elle me veut quoi encore la vieille ?

Un rire étouffé me parvins aux oreilles. Je me tournai vers Sasuke, qui, toujours la tête baissé, portait une main à sa bouche.

- Tu n'as pas besoin de t'empêcher de rire, tu sais, on sait tous que Naruto est un idiot, ria Sakura.

Sous nos regards surpris, Sauske éclata de rire. Bah dit donc, son état psychologique était plus grave que je ne le pensais.

- Tu n'as pas changé, Naruto, réussit-il à dire entre deux rires.

Le ton de sa voix avait changé depuis la dernière fois. Il n'était pas aussi froid et distant. Quand il parlait, il ne me paraissait pas à un millier de kilomètre. Je pouvais sentir, au ton de sa voix, qu'il était là tout près de moi... De nouveau je m'approchais de la porte.

- Bon, j'y vais, affirmai-je.

Je sortis dans le couloir et fermai la porte. Curieux, je décidai de laisser tomber mon estomac et de me rendre immédiatement chez Tsunade, espèrant qu'elle aie une bonne nouvelle à m'annoncer.

Une fois là, j'entrai dans le bureau après en avoir eu la permission. J'ouvris la porte et - malheureusement - je vis la dernière personne que j'avais envie de voir ; Naomi. Elle va me suivre encore longtemps ?

- Me voilà, Tsunade-sama, qu'y a-t-il ? Demandai-je, essayant d'ignorer la jeune fille.

- Naruto, voici Naomi Yukiye, dit Tsunade. Elle a affirmé que vous vous êtes déjà rencontré ce matin, n'est-ce pas ?

- Oui, en effet, dis-je.

Je regarde Naomi, elle se tient debout à côté de Tsunade, une main appuyée sur le bureau, alors que l'autre est sur sa hanche, et ses chevilles sont croisées. Elle me regarde d'un étrange regard que je califierais... séduisant ?! Je sens mes joues brûler.

- Je n'irai pas par quatre chemins, Naomi est la fille du Tsuchikage, et son père exige qu'elle se marie, continua Tsunade

Je gloussai.

- Euh... avec ? Demandai-je, effrayé.

- Sans être trop directe... toi.

Je regarde Tsunade. Puis Naomi. Mon regard voyage sur les deux femmes que j'ai devant moi, avant que je réalise que j'ai à peine quinze ans, et que je vais me marier.

# Enviado el jueves 08 de enero de 2009 18:30

Modificado el sábado 07 de noviembre de 2009 12:19

CHAPITRE 2 :: MARIAGE EFFRAYANT

CHAPITRE 2 :: MARIAGE EFFRAYANT
Chapitre 2 : Mariage effrayant

Je regardai fixement Tsunade en essayant de réaliser ce qu'elle venait de me dire. Je n'arrivais pas à repasser cette petite phrase dans ma tête. Je me permit de lâcher un profond soupire.

- Il y a un problème Naruto ? demande Naomi. Je ne suis pas assez jolie pour partager ta vie ?

- Euh... Tsunade, balbutiai-je avec difficulté. Premièrement, j'ai quinze ans et deuxièmement, je ne connais pas Naomi. Je ne peux pas me marier avec une fille que je viens tout juste de faire la connaissance !

Tout ça en un seul souffle. Les deux femmes me regardaient, stupéfaites.

- Bien sûr que non, affirma Tsunade après un silence qui m'avait aidé à retrouver mon oxygène, tu ne vas pas marier une fille que tu connais à peine. C'est pourquoi le mariage est dans deux semaines.

Et vlam ! Un coup de poing dans la figure. Ce n'était pas assez de devoir me marier aussi jeune, il me fallait deux semaines pour apprendre à connaître quelqu'un... et à l'aimer ! Parce qu'il m'est interdit de partager ma vie avec quelqu'un que je n'aime pas, d'ailleurs, j'ai ma petite idée là dessus.

- Naomi, j'aimerais parler avec Tsunade, dis-je après mûre réflexion.

D'un regard, Tsunade envoya Naomi dehors. Je me permit de m'avancer.

- Écoutez, Tsunade, commençai-je, il m'est impossible que ce mariage ai lieu. Ou du moins, choisissez quelqu'un d'autre. C'est vrai ; pourquoi moi ? Il y a plus classe que moi comme garçon ! Tiens, Sasuke par exemple (mais qu'est-ce que je raconte ?), d'ailleurs, il veut sûrment faire renaître son clan, ce serait l'occasion rêvé !

Tsunade fixe une pile de feuille sur son bureau, en se pinçant les lèvres. Puis ses prunelles brunes rencontraient les miennes.

- C'est vrai que ce serait une bonne idée, mais... (elle semblait incertaine) non.

- Quoi ? Lâchai-je

- Sasuke vit des épreuves très difficile, et déjà qu'il n'est pas en très bon état, de plus qu'il n'est pas très sociable, je doute qu'il veuille se marier avec une fille qu'il n'a jamais vu de sa vie.

Une phrase de Naomi me revint en tête. « Tss ! Je le connais depuis longtemps. Plus longtemps que toi si ça se trouve ! ». Soit Naomi avait raison, soit elle inventait des trucs pour se rendre intéressante. Mais alors si c'est vrai, ça veut dire qu'elle le connaît depuis l'enfance.

- Naomi m'a confié qu'elle connaît Sasuke depuis longtemps ! Ce serait plus facile pour eux que pour moi ! Continuais-je

- Non, Naruto, s'écria-t-elle, c'est non !

- Pourquoi ?

Je voulais savoir pourquoi elle était si entêtée. Moi aussi d'ailleurs, il était hors de question que je me marie si jeune... Ou du moins, si j'aurai le courage de le faire, ce serait avec quelqu'un que j'aime sincèrement.

- Parce que le Tsuchikage exige que sa fille se marie avec le fils du Yondaime.

- Alors c'est pour ça, lâchai-je, mais attend... le fils du Yondaime ?

Je fixe Tsunade, les yeux grands ouverts ; que venait-elle de dire à l'instant ? Le silence reignait encore pour quelques secondes avant qu'elle ne laisse sa tête tomber et que son front touche son bureau.

- Oh seigneur, gémit-elle, comme c'est compliqué !

- En effet, renchéris-je, c'est pourquoi j'aimerais qu'on m'explique !

La porte s'ouvrit alors, laissant entrer Naomi.

- Hokage-sama, Shizune a reçu le dossier contenant les nouvelles missions ! S'exclame-t-elle, grand sourire.

- Ah, d'accord, fait Tsunade, dit lui que j'arrive.

Naomi acquiesce et quitte le bureau. Tsunade se lève et contourne sa table, avant de se planter devant moi, ignorant le sujet auquel tournait la discussion avant que Naomi n'entre. Elle pose une main sur mon épaule et me regarde dans les yeux.

- Naruto, le mariage, c'est quelque chose de merveilleux, dit-elle, ne gâche pas cela, tu veux ?

Elle quitte.

- C'est merveilleux quand on aime la personne, murmurai-je une fois que je fûsse certain qu'elle était bien partit. Je sortis dans le couloir, quelques secondes plus tard, et sortis ensuite dehors. Naomi était adossé contre la porte, visiblement, elle était en train de m'attendre. Je la regardais, indifférent, avant de passer devant elle pour continuer sur ma route. Elle me suit.

- C'est pas merveilleux, hein ? dit-elle

- Oui, c'est super, fis-je d'une voix joyeusement fausse.

- Pourquoi réagis-tu ainsi ? Dans mon pays, les hommes se battent pour se marier avec moi. Mais mon père a dit qu'il serait mieux que je me marie avec l'un des enfants des kages, le Yondaime par excellence, il était le meilleur. Donc nous sommes fait pour aller ensemble. Tu n'es pas d'accord ?

J'écoutais son monologue sans plus. Le fait que j'étais le fils du Yondaime ne m'a toujours pas été expliquer. L'étais-je vraiment ? Bref, Naomi continuait de marcher à mes côtés, jusqu'à ce que j'en ai assez, et que je m'arrête (elle aussi) la regardant dans les yeux.

- Non, nous ne sommes pas des âmes soeurs, toi et moi, Naomi.

- Quoi ? S'exclama-t-elle, d'une grimace de dégout

- Je ne vais sûrment pas me marier avec toi, affirmai-je, enlèves-toi ça de la tête.

Je continuai mon chemin. Cette fois-ci elle ne me suivit pas.

***

Je m'arrêtais ce soir là à l'hôpital. J'avais acheter des tonnes de trucs à manger, et j'étais certain que Sakura était encore avec Sasuke. Je n'avais cessé de penser à Naomi, toute la journée. Non pas que je pensais être amoureux d'elle où qu'elle ne m'étais pas indifférente, au contraire, j'étais de plus en plus bouleversé et effrayé de devoir vraiment me marier avec elle. J'étais perdu dans mes pensées quand j'entrai dans la chambre. J'aperçus Sasuke endormit dans son lit, et Sakura qui... qui n'était pas là. Dommage, j'avais envie d'être avec eux. Je décidai de rester un peu. Peut-être que le temps que ça me prendrai à préparer un petit truc, Sasuke se réveillerait. Et sûrment que Sakura n'était pas loin. Je m'installais alors. Je posai mon sac par terre et approcha une chaise du lit de mon ami. Je remontai la couverture sur son corps frêle. En m'asseyant enfin sur la chaise, je me surpris à le regarder. Admirer serait le mot juste. Son visage était si fin, si pâle et... tellement beau. Je ne l'avais jamais remarquer, mais qu'est-ce qu'il avait l'air fragile, comme ça, profondément endormit.J'avais presque envie de le prendre dans mes bras et de le protéger. La porte s'ouvrit et me tirâ de mes rêveries. Je tournai nerveusement la tête et aperçus Sakura au cadre de porte. Elle s'avança vers moi en souriant.

- Ça fait longtemps que t'es là ? Demanda-t-elle

- Non... je, je viens d'arriver, marmonnai-je, soudainement nerveux

- C'est ce que je me disais, parce que tu n'étais pas là, il y a cinq minutes.

- Tu es restée là toute la journée ? demandai-je curieusement

Elle rougit avant de s'approcher une chaise à côté de moi. Elle ramène ensuite ses cheveux derrière ses oreilles et elle regarde Sasuke qui dort toujours.

- Oui, finit-elle par dire, je suis tellement heureuse qu'il soit là...

Je vois alors dans ses yeux, toute la souffrance qu'elle comme moi avons enduré, jusqu'à aujourd'hui. Sakura essuie ses yeux avant de plonger dans les miens.

- Oh Naruto, comment pourrais-je te remercier ?

- Ça va, ne pleurs pas, dis-je tout bas pour la réconfortée, tu n'as pas besoin de m'offir la lune, juste d'arrêter de pleurer.

Je la prend dans mes bras et la berce doucement jusqu'à ce qu'elle se calme. Elle brisa finalement l'étreinte en essuyant une dernière fois ses yeux. Elle me lançe un sourire triste.

- Nous... Nous ferions mieux de rentrer, dit-elle en regardant l'endormit, d'après moi il va dormir encore longtemps, et je ne tiens pas spécialement à le réveiller.

J'acquiesce et prend mon sac, qui attendait patiemment au sol.

***

Je m'étais levé avec la bonne humeur ce matin, non pas parce que j'allais me marier dans deux semaines, mais à cause du soleil qui était revenu après trois longues journées de pluie et d'orage. J'ouvrit grand mon rideau pour laisser entrer la lumière dans mon appartement qui était plongé dans l'obscurité de la nuit. Le soleil était à peine levé, mais il était bien là, caché à moitié sous un seul et unique nuage. Le seul qui décorait le ciel. C'est alors que je me rendis à la cuisine là où je me préparait - vous devez vous en doutez - des nouilles. Je sais je ne mange que ça, mais que voulez vous, c'est bon, alors j'en mange. Après avoir déjeuné, je m'habillais en solitaire et quittais enfin mon appartement. Je rangeais mes clefs après avoir verrouiller la porte et en me tournant, je sursautais en voyant Naomi. Quel cauchemare, elle me suit jusqu'à chez moi maintenant !

- Naomi, dis-je, qu'est-ce que tu veux encore ?

J'insistai sur le mot encore.

- Bon matin, Naruto-kun, commença-t-elle ignorant ma question, quelle magnifique journée ne trouves-tu pas ?

- Oui, et elle commence très mal ! Lançai-je en serrant les dents

- Viens avec moi, j'ai quelque chose à te montrer, dit-elle en me prenant par la main. - Hé ! Criai-je lorsqu'elle partit à courire, m'entraînant derrière elle comme un vulguaire chien. Où vas-tu comme ça ?

- Chez nous !

Mais de quoi parlait-elle ? Bon et puis, semble-t-il que je n'ai pas le choix. Je le suis. Nous arrivâmes finalement là où elle le souhaitait. Seulement, je ne sais pas du tout où on est.

- Voilà notre maison, dit-elle, n'est-elle pas jolie ?

Bien sûr, quelle magnifique maison, pensais-je. Elle était immense. Mais, attend... Ce n'est pas le...

- C'est le manoir Uchiwa, s'exclame-t-elle avant même que j'ai pu m'en aperçevoir. Nous allons habité là avec... ben avec l'Uchiwa.

- L'Uchiwa a un nom, dis-je sèchement.

Elle n'avait quand même pas à le traiter comme de rien.

- Peut-être, mais...

Naomi fût interromput par Tsunade. Elle sortait de la maison et elle marchait vers nous.

- Vous voilà, dit-elle en souriant de toutes ses dents. Il fait chaud, hein ?

- Oui, fit Naomi, également de bonne humeur.

Tous l'était... sauf moi.

- Ben alors, Naruto, ton nouvel habitat ne te plaît pas ? Me dit Tsunade

Je la regarde avant de placé une main au dessus de mes yeux pour me cacher du soleil.

- Je suis très bien dans mon petit appartement et...

- Justement, c'est un petit appartement, il n'y aurait pas de place pour moi, m'interrompt Naomi

Je la regarde, d'un regard glacial qui ne me ressemble pas.

- Je n'avais pas l'intention qu'il n'y en ai non plus, dit-je, en tout cas, pas pour toi.

Silence. Je poursuivis alors.

- Et de toute façon, cette maison appartient à Sasuke, vous ne pouvez pas lui enlever la seule chose qui lui reste au monde.

- Sasuke avait à y réfléchir à deux fois avant de partir, dit Tsunade, et en partant, il a laissé derrière tout ce qui lui appartenait.

- Je n'en suis pas si sûr, dit-je, défiant l'hokage du regard.

La tention dans l'air montait dangereusement.

- De toute façon, Tsunade ne le met pas dehors ton ami, elle l'oblige juste à nous accueillir, ajoute Naomi

- Je refuse d'habité là, dit-je en croisant mes bras sur mon torse, peut-être avec Sasuke mais pas avec toi.

Tsunade me regardait, surprise. Elle devait se demander depuis quand j'agissait avec tant de méchanceté. Naomi, elle, se contente de rester tranquille. Ses longs cheveux sont remontés en queue de cheval au dessus de sa tête. Un peu comme Ino, mais la seule différence, c'est la couleur et les frisettes. Elle est vraiment mignonne Naomi, ce n'est pas le problème, c'est juste que je ne l'aime pas. Ce n'est pourtant pas compliquer à comprendre, non ? Moi, j'aime...

Je tournai la tête pour m'obliger à penser à autre chose, mais Tsunade me proposa d'entrer. Je la suivis en silence, avec Naomi.

L'intérieur de la maison faisait vraiment peur à voir. L'ambiance était plutôt morbide et sombre. Les rideaux déchirés retombaient devant les fenêtres, de façon à garder la pièce au fond des ténèbres. Les murs étaient couverts de taches brunes, qui, apparament, étaient des taches de sang séchées. Tsunade me vit vaguement visité. La pièce qui me fit le plus d'effet, fût le Donjon. La seule chose qu'il y avait, c'était des contours de corps dessinés à la craie, au sol. Je relevai la tête, écoeuré.

- C'est, euh, c'est quoi ça ? Demanda Naomi, également sous le choque.

Tsunade nous fit sortir de cette pièce là, et une fois au salon, elle nous informa sur le lieu.

- C'est ici qu'a eu lieu le... bien, le massacre, finit-elle par dire, légèrement gênée.

- Et vous voulez que je vive ici ? M'exclamai-je, haut et fort

- Oui ! Toi, moi et... l'autre, comment s'appel-t-il déjà ? Fit Naomi

Je l'ignorai et m'adressai à Tsunade

- Tsunade, je ne peux pas vivre ici, et Sasuke non plus ! Imagine tout ce qu'il revivra en remettant les pieds ici ?

J'avais peur que mon ami souffre à nouveau. Cette maison me donnait la chaire de poule et j'en tremblais rien qu'en pensant à l'enfer qu'a été le massacre pour Sasuke.

Et Tsunade, elle, croit qu'on reviendra ici, et qu'on vivra en riant et chantant. La porte s'ouvrit, laissant entrer quatre hommes, portant des boîtes en carton.

- Bon ça y est, on est là, affirma l'un d'eux, où est-ce qu'on met ces boîtes ?

Je me tournai vers Tsunade.

- Qu'est-ce que ça veut dire ?

- Ce sont mes affaires ! S'exclama Naomi

- Posez-les sur le canapé, ordonna Tsunade, je m'occuperai de ça plus tard. Maintenant allez, sortez.

Les quatre hommes s'excécutèrent. Après cela, je sortis à mon tour, encore et toujours suivit par Naomi. Sa vie dépendait-elle de moi ou quoi ?

Un peu plus tard dans la journée, alors que je mangeais tranquillement au stand ramen, je discutais de tout et de rien avec Ichiraku. Ça faisait un bail que je ne l'avais pas vu. Naomi avait été appelée par Tsunade, et elle devait aider cette dernière dans le déménagement de ses affaires. Connaissant Tsunade, elle n'aurait pas tout fait ce boulot pour des trucs qui ne lui appartenait même pas. Pendant ce temps, moi je discutait avec Ichiraku. Il me racontait pleins de trucs hilarant, et je riais tout en mangeant. Mais le sujet de conversation finit par tomber sur ce dont j'essayais d'éviter.

- Alors, mon petit Naruto, commença le vieil homme, il y a quelqu'un dans ta vie ?

Je plongeai mon regard dans mon bol de nouilles, dont la fumée de chaleur me remontait au visage, me faisant rougir tellement c'était chaud.

- Non, dit-je, en faite... Je.

- Bah, qu'est-ce qui t'arrive ?

Je relevai la tête, soudainement frustré.

- T'es d'accord avec ça toi, les mariages forcés ?

Il me regardait les yeux grands ouverts. Surpris, il se remit à la préparation de mon prochain bol de ramen, tout en me regardant.

- Ça dépend, dit-il, si on oblige deux êtres à se marier, il faut d'abord et avant tout savoir que si il n'y a pas d'amour, il ne peut pas y avoir de mariage correct.

- C'est ce que je me suis dit, marmonnai-je en prenant une bouchée, non mais ! on m'oblige à me marier avec un pot de colle venue d'Iwa ! Je ne la connais même pas, et dans deux semaines, on va se promettre de s'aimer jusqu'à ce que la mort nous sépare !

Ichiraku semble surpris que je parle autant tout à coup. Je venais de tout lui cracher à la figure. Tout ce que je ressentais. Je baissais la tête, retournant dans la contemplation de mes nouilles que je brassais mollement avec mes baguettes.

- Ah tiens, des nouveaux arrivants, dit-il soudainement.

Je tournais légèrement la tête. En souriant doucement, j'aperçus l'équipe 7 ! Sakura, Kakashi et Sasuke, qui tenait à peine debout, appuyé sur notre senseï. Sans doute avait-il encore de la difficulté à marcher. Mais il était là, et c'était ça l'important.

- Bien le bonjour, mes chers amis ! S'exclama le vieil homme quand mes amis s'asseyèrent à côté de moi. Que puis-je vous servir ?

- La même chose que Naruto, merci bien, fit Sakura

- Même chose, dit Kakashi

- Moi je t'en prend un troisième, dit-je en brandissant mon bras, lui désignant mon bol vide. Je me tournai ensuite vers Sasuke.

- Et toi, tu prends quoi ? demandai-je

- Euh... rien, dit-il simplement, je n'ai pas faim.

- T'es sûr ? Insistai-je

Kakashi étouffa un rire. Je me tournai vers lui, levant un sourcil, demandant ce qu'il y avait de drôle. J'avais d'abord cru qu'il lisait son bouquin, mais non. Il me regardait et riait de plus bel.

- Qu'est-ce qu'il y a de drôle ? M'exclamai-je, renfrogné

- T'es aux petits soins avec Sasuke, dit-il entre deux rires, on dirait voir Sakura.

Je rougis violemment, ce qui, sans doute, le faisait encore plus rire. Je remarquai un certain malaise chez Sasuke aussi. Ichiraku arrangea ça bien vite en nous servant notre bol de ramen - ô tant attendu. J'avais insisté pour que Sasuke boit au moins un verre d'eau, et c'est ce qu'il était en train de faire. Il buvait silencieusement alors que moi j'engoufrais mon énième bol de nouilles. J'avais le ventre plein quand je m'arrêtâ enfin de manger.

Le soir venu, Sakura partit pour continuer son travail à l'hôpital. Elle détestait travailler le soir, mais elle n'avait pas le choix. Kakashi devait ramener Sasuke à l'hôpital mais j'avais insisté pour le faire, et je ne sais même pas pourquoi d'ailleurs. Kakashi partit alors directement chez lui. Je saluais Ichiraku en lui souhaitant une bonne soirée, et je me tournai vers Sasuke. Il sursauta lorsque je passai mon bras autour de sa taille.

- Tu... tu n'aurais pas des bequilles, je préfèrais marcher seul, dit-il.

- Non, j'en ai pas. Mais vas-y, marche si tu y tiens tant, affirmai-je en souriant tendrement.

Je le lâchai, mais avant qu'il ne tombe, je le rattrapai. Sans le vouloir, je le serrai fort contre moi, ayant peur d'une seconde chute.

- Alors, tu vas marcher seul ? Ajoutai-je, d'un sourire vainqueur.

- Baka, souffla-t-il en essayant de cacher des rougeurs sous ses yeux.

Après avoir marché longtemps, j'arrivai finalement chez moi. Sasuke s'appuyait contre le mur le temps que je cherche mes clefs dans mes poches. J'ignore pourquoi, il y avait quelque chose qui me démengeait... j'avait l'impression d'oublier un truc important. Ah et puis, tant pis !

Je trouvai enfin mes clefs et finit par ouvrir la porte. J'aida mon ami à entrer et s'asseoir sur mon lit, le temps que j'enlevai mes chaussures et que j'allai préparé un bon chocolat chaud. J'avais oublié de le préciser, mais durant la journée, une armée de nuage avait apparue dans le ciel et la pluie s'était remit à tomber sur nos têtes. J'étais trempé et Sasuke aussi. Et de nature, il a toujours froid, et là, il tremblait. Alors je lui mit une couverture sur les épaules. En la lui mettant, je m'approchais - sans le vouloir - un peu trop près de lui et eut la chance de le sentir. Il sentait si bon, que je ne pouvais me reculer, jusqu'à ce que Sasuke lui même me parle. Chose assez rare soit dit en passant.

- Tu n'étais pas sensé me ramener à l'hôpital ? demanda-t-il

Oulà. C'était ça alors ! La chose que j'oubliais. Mais quel idiot, au lieu de le ramener à l'hôpital, je l'ai ramener chez moi. Y a que moi pour ce change de chose.

- Là c'est le temps de me traîter de baka, dit-je en riant.

- Baka.

Je riait de nouveau. Son air hautain et son visage d'ange n'avait pas changé d'un pouce. La seule chose que je sentais absente ; c'était sa souffrance. Chose disparu en même temps qu'Uchiwa Itachi.

- Nos disputes m'ont manquées, tu ne peux pas savoir à quel point, dit-je en ramassant mes trucs qui traînait ici et là sur le plancher. Le silence dura une minute ou deux.

- À moi aussi, finit par dire Sasuke, qui était toujours assit sur mon lit avec sa couverture en coton. Il devait avoir chaud là dedans, et c'était ça le but.

Je souris.

- Tu vas dormir ici, alors ? Demandai-je, une fois mes traîneries ramassées.

Il observa les lieux quelques instants.

- Oui, je n'ai pas la force de retourner à l'hôpital.

- Je vois ça, dis-je, ne t'inquiète pas, on va s'amuser tout les deux.

- ...

- Tu as un petit creu ? Demandai-je alors que je me rendais à la cuisine. Tu n'as rien mangé au stand ramen. Si tu veux, j'ai un restant de nouille dans le frigo.

- Te connaissant, il doit être là depuis des semaines, dit-il.

Je lâchais un petit rire. Ça me faisait du bien qu'il soit de retour. Nos disputes stupides et sans aucun buts me manquaient terriblement. J'avais l'impression qu'il y avait un gros vide dans mon ventre, dans le village et... dans mon coeur.

Je préparais en silence nos chocolats chauds. Cela faisait quelques dizaines de minutes que je ne l'entendais plus. Je pris les chocolats dans mes mains et le rejoingnit dans ma chambre.

- Tu sais, t'as le droit de parler, dis-je en entrant dans la chambre.

C'est là que je le vis, endormit dans mon lit. Je me surpris à sourire. Mes joues légèrement roses, je m'approchais. Sans trop savoir pourquoi, je prononçâ une phrase qui se perdit dans le silence de la pièce...

- Fais de beaux rêves.

FIN du chapitre 2, À SUVRE

# Enviado el viernes 09 de enero de 2009 16:16

Modificado el sábado 07 de noviembre de 2009 12:19

CHAPITRE 3 :: SENTIMENTS

CHAPITRE 3 :: SENTIMENTS
Chapitre 3 : Sentiments

La nuit avait passé assez vite. Quand je me réveillai, je mit quelques secondes à réaliser que ma chambre était vide. Pourtant je me souviens que Sasuke s'était endormit là hier soir. Je remarquai aussi que le soleil plombait sur mon dos et je me levai bien vite. Je ne pus sortir de ma chambre que Naomi y entra.

- Ah Naruto-kun, tu es réveillé ? Dit-elle

Qu'est-ce qu'elle faisait chez moi ? Comment a-t-elle pu entrer ? Je la regardai de mes yeux encore à moitié fermés.

- Euh, Naomi, que fais-tu là ?

Elle me lance un regard stupéfait.

- C'est aujourd'hui qu'on emménage chez moi... euh, chez nous... Je veux dire, chez... Sasuke.

- Naomi, je t'ai dit que je n'irai pas vivre là bas, affirmai-je en me dirigeant hors de ma chambre. Comme d'habitude, elle me suivait.

- Oh, aller ! Ça nous aidera à apprendre à se connaître d'ici deux semaines...

Tu sais, notre mariage, s'exclama-t-elle.

Je me tournai et lui fit face, au beau milieu du salon.

- Je veux bien apprendre à te connaître, tu me sembles une gentille fille, commençai-je, mais je doute que je tombe amoureux de toi en si peu de temps.

- Mais...

- Qu'il en soit ainsi, terminai-je.

Je n'attendis pas qu'elle parle, je me rendis directe à la cuisine. Je me pris un verre de lait et c'est tout. Chercher pourquoi, je n'avais pas faim ce matin.

- Au fait, où est Sasuke ? demandai-je après avoir confirmer que mon appartement ne comptait que Naomi et moi.

- Il est à l'hôpital, ton senseï, Kakashi, est venu le chercher tôt ce matin, dit-elle, tu dormais alors, je suis resté avec toi.

- Tu leur as dit qui tu étais ? Demandai-je, effrayé qu'on apprenne que je suis fiancé.

- Non, dit-elle, je croyais qu'ils le savaient déjà... ?

- Non, ajoutai-je, mais je préfère les prévenirs moi-même.

Elle se contente d'acquiescer en haussant simplement les épaules. Je sens que les deux prochaines semaines ne vont pas être de tout repos. Le silence dure encore le temps que je bois mon verre de lait. Elle me regarde le déguster avant de reprendre la parole.

- Tu sais, Tsunade a donner comme missions aux jeunes genins de remettre le manoir en bon état.

Je failli m'étouffer à l'entente de ce qu'elle venait de me dire. Je repris mon souffle.

- Voyons, ne le prend pas comme ça, dit-elle.

Assise sur la table en face de moi, elle me parle comme si nous étions déjà marier et parents d'une dizaine d'enfants. Dire qu'il y a deux jours, je ne la connaissais pas.

- Mais si tu préfères vivre dans une maison tachée de sang, continua-t-elle, c'est ton choix. Moi je préfère de loin vivre dans la propreté.

- Ce n'est pas ce qui me dérange, ajoutai-je, mais Tsunade n'a aucun droit là-dessus !

- Bien sûr que si, elle est la cinquième Hokage, elle a tout les droits !

- Le manoir Uchiwa appartient aux Uchiwa, donc, à Sasuke !

- Pas du tout ! Il est déserteur, protesta Naomi, il n'est plus propriétaire du quartier !

Je me levai en la menaçant du regard. On dirait que tout le monde excepté Sasuke et moi ont changé depuis l'arrivé de Naomi. Je n'y comprend plus rien.

- D'abord, avez-vous demander l'avis de Sasuke ? Demandai-je, essayant de contrôler ma colère.

- Il n'a pas le choix ! S'exclama-t-elle en se levant aussi. Elle était légèrement plus petite que moi, je dirais qu'elle fait la taille de Sasuke. Elle me regarde du même regard que moi. Je finis par laisser tomber et me diriger vers la sortie. Je prend ma veste sur le porte manteau, met mes chaussures et je quitte, suivit par Naomi. Sur le chemin menant à l'hôpital, là où j'avais l'intention d'aller retrouver Tsunade pour tenter de négocier, Naomi n'arrêtai de me parler de tout et n'importe quoi mais surtout... d'elle. Elle dit que c'est important de tout savoir de l'autre car une fois marier, il sera trop tard pour reculer, et c'est bien ce qui me fait peur.

- Tu sais, dit-elle, finalement, ton appartement n'est pas si petit qu'il en a l'air.

Je gloussai.

- Qu'est-ce tu veux dire par là ?

- Si tu ne veux absolument pas aller vivre au manoir avec moi, ben on pourrait vivre chez toi.

- J'ai une meilleur idée, continuai-je en m'arrêtant et me plantant devant elle, toi tu vas vivre au manoir, et moi j'accueillerai Sasuke chez moi. Je suis certain qu'il n'a nul part où aller et encore plus qu'il n'irai pas vivre au manoir. Je lui fit une pichenette sur le front et continuai mon chemin. Elle me poursuivit quelques secondes plus tard.

- Tu n'es vraiment pas sympa avec moi ! Pleurniche-t-elle. Tu sais, ce n'est pas aussi facile pour moi, je te connais pas non plus ! Mais moi je fais un effort !

- Alors, une raison de plus pour annuler ce mariage, dit-je calmement.

Je l'entendis soupirer. Je passai alors devant le parc, et j'aperçus quelqu'un assit sur un banc. Je m'arrêtai. Naomi aussi. Elle me demandait pourquoi mais moi je continuai de regarder la personne que je semblais connaître. Soudain, celle-ci me fit de grands signes de main. Je m'approchais et me rendis compte que c'était Hinata. Un énorme sourire apparut sur mon visage quand je m'assit auprès d'elle, oubliant complètement Naomi.

- Salut Hinata ! M'exclamai-je tout sourire

La jeune femme me sourit timidement. Cela faisait un bail que je ne l'avais pas vu. Elle comme les autres de ma promotion.

- Comment vas-tu Naruto-kun ?

- Bien, et toi ?

- Oui, dit-elle en baissant la tête. Elle avait une sorte de bouquin ouvert sur les genoux et elle semblait triste pour une raison qui m'échappait.

- Quelque chose ne va pas ? demandai-je

- Non, dit-elle simplement de sa toute petite voix, il n'y a rien...

Je la regardai, son visage pâle et rempli d'émotion trahissait ses paroles. Ses longs cheveux noirs tombaient dans son dos et ses yeux perçants me faisait frissoner. Les yeux des Hyûga m'ont toujours fasciné. Des pupilles blanches dans lesquelles ont a l'impression qu'ils peuvent tuer rien qu'en regardant. On les croieraient aveugles alors qu'ils voient mieux que n'importe qui. Bref, hors sujet...
Je regardai Naomi qui était toujours debout devant nous, attendant je ne sais quoi.

Hinata releva soudainement la tête et regardait la jeune femme qui était étrangère pour elle. Je vis les joue d'Hinata prendre une jolie teinte rose.

- Tu... tu ne me présente pas à ton amie, Naruto-kun ? Dit-elle d'une voix timide

Je la regardai quelques instants avant de me rendre compte de la situation. Hinata, la fille qui m'aime par dessus la tête depuis l'académie, me demande de lui présenté ma fiancée... !

- Euh, oui, balbutiai-je, c'est... euh, je te présente Naomi Yukiye.

Celle-ci sourit fièrement en présentant sa main à Hinata qui la prit quelques secondes plus tard.

- Naomi, c'est Hinata Hyûga, une de mes meilleurs amies, dit-je.

À ces mots, Hinata rougit violemment. Naomi serra la main d'Hinata en lui disant qu'elle était enchantée et tout le blabla... Je me sentais terriblement mal à l'aise tout d'un coup.

- Tu fais quoi assise là, toute seule ? Demandai-je, ayant peur que Naomi lui dise qu'elle va se marier avec moi

- Je... euh, j'attend Kiba, avoue-t-elle, il devait passer me chercher pour l'entraînement, (Hinata baisse la tête) il doit m'avoir oubliée...

Je savait qu'Hinata n'avait pas une grande estime d'elle-même, et ce, depuis longtemps. Malgré qu'elle ait fait des efforts, de grands efforts... Je la regardai, puis je prit sa main.

- Ben moi je t'oublie pas, affirmai-je, tu veux passer la journée avec moi ?

Son visage rayonna soudainement. Elle sourit discrètement en regardant Naomi.

- Oui mais, commença-t-elle avant que je ne l'interrompe pour lui prendre la main en me levant avec elle.

- Il n'y a pas de mais, m'exclamai-je en lui souriant chaleureusement, tu vas voir, on va s'amuser ! D'ailleurs, je m'en allais retrouver Sakura et Sasuke à l'hôpital, on pourrait passer la journée tout les quatres ! J'avais l'impression que j'oubliais totalement Naomi. Je sentais son regard frustré sur moi, mais je l'ignorai.

- Oh, je ne savais pas que Sasuke-kun était rentré, affirma-t-elle.

- Oui, tu devrais être contente, continuai-je tout en commençant en avancer avec Hinata, tu m'as un jour avoué que tu souhaitais qu'on soit amis, tout les neufs.

- Tu... tu t'en souviens ? Dit-elle, visiblement surprise

- Bien sûr, avouai-je.

- Ce n'est pas trop demandé j'espère, mais, je fais quoi moi à vous suivre comme un chien de poche ?! S'exclama Naomi derrière nous.

Je me retournai sans lâcher la main d'Hinata.

- Tu peux aller voir Tsunade, dis-je, ce serait bien.

Elle me regarda perplexe. Puis son regard glissa sur nos mains enlacées.

- Hey ! S'écria-t-elle. Cette fille n'a pas à te tenir la main !

Hinata lâcha immédiatement ma main et baissa la tête. Elle était très sensible et je n'avais pas du tout aimer le ton que Naomi avait employé avec elle.

- Dé... Désolée, murmura-t-elle, la voix tremblante.

Je regardai Hinata avant de regarder Naomi.

- Hé, Hinata ! Cria une voix familière au loin.

Je me retournai et aperçus Kiba qui avançait vers nous. Akamaru n'était pas avec lui, étrange, lui qui ne viens jamais sans son chien. Bref.

- Ah tiens, salut Naruto, fit Kiba, qui c'est celle-là ?

- Salut Kiba, ajoutai-je, elle c'est... ben, elle s'appelle Naomi...

- Et je suis la fiancée de Naruto-kun ! S'exclama Naomi, tout sourire.

Je baissa la tête. Elle avait dit haut et fort ce que j'espèrai cacher à mes amis. Mais le pire, c'était qu'Hinata était toujours là, et que, à l'entente du mot fiancée, elle retenait un sanglot. La tête toujours baissée et ses cheveux cachant son visage, elle se rapprochait de Kiba. Celui-ci me regardait bizarrement et ensuite il fixa Naomi qui elle, m'avait enlacé les épaules. Je regardai toujours mes pieds, nerveux et gêné.

- Tu... tu m'avais dit qu'elle était ton amie... fit Hinata, une simple amie.

Elle éclate en sanglot. Kiba la prend immédiatement dans ses bras pour tenter de la consoler. Il me regarde méchamment, comme si c'était de ma faute. Comme si c'était moi qui avait décidé d'épouser ce pot de colle.

- Aller Naruto-kun, viens, insistai Naomi en me tirant le bras, nous devons aller préparer le mariage avec Tsunade.

Elle lança un regard moqueur à Kiba et Hinata qui pleurait sur l'épaule de ce dernier. Ça en était trop pour Kiba.

- Bon ça suffit hein ! Viens Hinata, on s'en va !

Il paraîssait vraiment en colère. Et moi aussi je l'étais. Je me sentais terriblement mal pour Hinata. Naomi ; je te hais. Une fois mes deux amis partient, Naomi me regarde, curieuse.

- Qu'est-ce qu'elle a cette fille ? Pourquoi elle pleurait ?

Je lui lançe un regard bourré d'haine et continue mon chemin vers l'hôpital. Peut-être qu'elle ferait moins de mal rendu là. Elle me suivait comme toujours.

Arrivé là, je cherchais Tsunade mais ce fut Sakura que je trouvais à la place. Elle était à l'accueil. Elle me regardai surprise alors que je m'avançai vers elle.

- Naruto ? me dit-elle, que fais-tu là ? Tsunade m'a dit que tu passais l'après midi avec une Naomi, d'ailleurs c'est qui elle ?

Sakura parlait vite tout à coup. Surpris, je me retournai, Naomi n'était plus derrière moi. Elle ne devrait pas tarder à me rejoindre. Je regardai Sakura.

- Une fille...

- Ah bon, fit Sakura, alors, tu fais quoi ici ?

- Voir Tsunade, est-elle là ? demandai-je

- Non, elle est partie ce matin avec Sasuke.

- Elle est partie où ?

- Euh, (Sakura semblait réfléchir) je ne sais pas, mais elle est partie !

Sakura se met à rire. Un rire magnifique. Je la regarde en souriant.

- Je crois savoir où la trouver, merci Sakura !

Sakura me salue et je quitte. Je sais où elle est Tsunade. Je m'y rend à l'instant.

J'arrive enfin au quartier Uchiwa. Je sais qu'elle est là. Tiens, et Naomi aussi. Je marche jusqu'au manoir. Au loin, je vois des hommes qui entrent et qui sortent avec des boîtes dans leurs bras. Oui. J'avais raison. Tsunade est en train de déménager mes boîtes et celles de Naomi. J'entre dans la maison. Je vois Tsunade au milieu du salon qui donne des ordres aux travailleurs. Tss... Ce qu'elle est autoritaire cette femme là, pas étonnant qu'elle soit Hokage. Sasuke est à côté d'elle, appuyé sur des bequilles. Naomi aussi est là, affalée sur un canapé. Dès qu'elle me voit, elle bondit sur ses pieds et elle me saute sur les épaules. Je grogne.

- Naruto-kuuun ! Je suis si contente de te voir, s'exclame-t-elle

Je me contente de soupirer. Ce qu'elle peut être lourde cette fille.

- Regarde, le manoir est presque prêt !! S'écrie-t-elle dans mes oreilles.

Je réussi à m'écarter d'elle et m'approche de Sasuke. Il semble aller beaucoup mieux. Il portait une chemise ouverte, laissant voir son torse couvert de bandage. Je ne l'avais pas remarquer, mais il avait beaucoup maigrit... Je m'approchais en souriant.

- Ça va ?

- Hn, dit-il simplement.

Ça aussi, ça m'avais manquer. Puis je regarde les alentours. C'est vrai. La pièce est en meilleur état que la dernière fois que j'y suis venu. Mais je me demande quand même si Sasuke sera capable de vivre ici. C'est quand même ici que sa famille a été assassinée... Je le regarde ; il a le regard plongé dans le vide. Je le trouve très lunatique depuis qu'il est revenu. Il était souvent comme ça avant, mais là c'est pire.

- Ça ira ? dis-je

Sa tête pivote lentement vers moi.

- Pourquoi ?

Je sentais mon coeur battre vite pour une raison que j'ignorait. Peut-être était-ce lui qui me provoquait cet effet là.

- Pa... Parce que c'est ici que... ben, balbutiai-je mal à l'aise, que...

- Ça fait longtemps maintenant, m'interrompt-il, et puis avec la rénovation, je peux m'imaginer être ailleurs...

Sa voix est douce. Moins froide qu'avant. J'ai toujours aimé sa voix. Je ne sais pas pourquoi je me rend compte de tout les détails formant sa beauté, mais ça me vient comme ça, sans que je ne sache pourquoi. Il retourna dans la contemplation du vide, alors que moi je continuai de le regarder. Je le fixai durant encore quelques secondes sans qu'il ne s'en rende compte. Il était complètement ailleurs. J'imagine que cette maison lui rappelle bien plus de souvenirs qu'il ne veuille bien le laisser croire.
Naomi brise alors ce silence qui m'était tellement apaisant et relaxant. De sa voix aiguë et forte, elle s'exclamai :

- Tsunade, vous croyez qu'on pourra dormir ici ce soir ? Le manoir sera-t-il prêt ?

- Bien, je crois, oui, dit celle-ci.

Je me retournai vers l'hokage, surpris.

- Même Sasuke ? Ses blessures sont guéries ? demandai-je

- Oui.

Je regardai Sasuke en souriant de toutes mes dents.

- T'entends ça ? C'est super !

J'étais réellement content.

- Oui, dit-il, j'ai entendu.

Je me laissai tomber sur le canapé. Naomi s'assit à côté de moi.

- Au fait, dit-elle, Sasuke ne sait pas qu'on...

- Ah ! Ben, il le saura bientôt ! M'exclamai-je en coupant la parole à Naomi. Je ne voulais pas qu'il le sache... Je ne sais pas pourquoi. Il devait surment en avoir rien à foutre de savoir que j'allai me marier, mais... en tout cas. Naomi me regarda, levant un sourcil. Sasuke aussi me regardait bizarrement. J'ai le don de me foutre dans la merde. Naomi se tourna vers Sasuke.

- En faite, Naruto et moi allons nous marier, dit-elle en souriant.

Je cherchais une réaction de la part de Sasuke. Mais il n'en eu aucune. Je baissais la tête. Tsunade revint alors au salon. Elle était partit dans les chambres avec les travailleurs pour s'assurer qu'on mettre les bonnes boîtes dans les bonnes pièces.

- Bon ! S'exclama-t-elle. Tout est prêt ! Je vous laisse, les jeunes.

- Attends ! dit-je en me levant.

- Qu'y a-t-il Naruto ?

- J'ai euh... J'ai ma chambre à moi seul ?

J'avais peur d'être obligé à dormir avec Naomi... dans le même lit.

- Oui, il y a trois chambre, une pour chacun de vous.

Je soupirai. Tsunade s'assura une dernière fois que tout était parfait et elle finit par quitter. Une fois la porte fermée derrière elle, Naomi se levait.

- Bon, que voulez vous manger ce soir ? Demanda-t-elle

J'étais debout au milieu du salon. Je regardai Sasuke et ensuite Naomi.

- Euh, aucune idée... Marmonnai-je, perdu dans mes pensées

Sasuke était aussi silencieux qu'à son habitude. Naomi gardait le silence, attendant qu'un de nous décide du dîner de ce soir. Je ne dis rien et tournai les talons pour monter en haut. Je ne sais pas ce qui m'arrivai, mais j'avais eu une soudaine envie de prendre une douche, histoire de me remettre de mes émotions. Il y avait quelque chose qui clochait et je n'arrivai pas à mettre le doigt dessus. Récapitulons ; je vais me marier avec Naomi, mais je n'éprouve pas de sentiments pour elle. D'autre part, Sasuke est rentré et...

Je me déshabillai et entrai dans la douche après avoir été chercher des vêtements dans l'une des boîtes posées dans ma nouvelle chambre. À peine un pied posé dans la douche, j'entendais la voix de Naomi crier du salon.

- Naruto ! Cria-t-elle. On va manger des ramens !!

Je me fichai d'elle et me détendis en sentant l'eau chaude ruisseler sur mon corps. Ça faisait du bien, en même temps de remettre de l'ordre dans ma tête. Je n'arrêtai pas de penser à Sasuke. J'ignorai pourquoi et c'est ce qui m'énervait. Pourquoi est-ce que j'avais tant envie d'être avec lui ? Avant, lui et moi étions comme de l'eau et de l'huile. Comme chat et chien. Nous ne pouvions passer trente secondes dans la même pièce avant qu'on se saute dessus pour se battre. Mais d'un autre côté, nous étions inséparables. Nous faisons une équipe excellente en mission. Je me souviens quand nous avions eu notre toute première mission en tant que ninja. C'était peu de temps après avoir reçu nos diplomes. Nous avions été envoyé au pays des vagues. Kakashi avait rencontré Zabuza, et avec Sasuke ont l'avait sortit du pétrin. Ç'avait été une mission extraordinaire...

Je sortais de mes souvenirs en même temps que je sortais de la douche. Je m'habillai en silence et descendis enfin en bas. Naomi préparait à manger et Sasuke était toujours allongé sur le canapé, un livre à la main. Je passai devant lui et me rendis à la cuisine. L'odeur des nouilles en train de cuire avait attiré ma gourmandise.

- Tiens, Naruto, c'est prêt, dit Naomi en me voyant entrer.

Elle me donna les bols de nouilles dans les mains et je me retournai. Au centre de la pièce, il y avait une petite table et je m'agenouillai devant celle-ci. Je posai les bols dessus et commençai à manger. J'eu le temps de prendre quelques bouchées avant que Sasuke nous rejoingne. Il s'arrêta au cadre de porte. Son regard tomba sur la table remplit de trucs à manger. Il semblait figé sur place. Peut-être qu'un souvenir lui était revenu. Je prononçai son nom et il secoua la tête. Naomi s'assit elle aussi et le repas se déroula en silence.

***

Il était tard dans la nuit quand je me levai. J'étais attiré par un bruit, mais aussi parce que j'avais faim. Je me rendis à la cuisine en silence, ne voulant pas réveiller mes deux colloc'. Rendu là, je n'avais plus faim. Je me pris alors qu'un verre de lait. Je le bus et remontai à l'étage. Par curiostié, je passai devant la chambre de Naomi. Elle dormait. Je passai dans la chambre de Sasuke ; il ne dormait pas. Il était assit sur son lit, les genoux remontés
contre lui et il sanglotait, la tête appuyé contre le mur. Je le savais. Je savais que revenir ici ravivrai trop de douleurs. J'entrai dans la chambre et dès qu'il me vit, il se redressa et essuyait ses yeux.

- Euh... Tu ne dors pas ? demandai-je doucement

- Non, je... Ma jambe me faisait mal et j'essayai de... d'enlever le bandage, marmonnai-t-il.

Que des mensonges. Peut-être qu'il avait mal, oui, mais je doute que ce soit sa jambe...

- Besoin d'un coup de main ?

Il levai les yeux vers moi. La fenêtre était placé juste devant et avec la lumière de la lune je pus voir ses yeux remplient d'eau. Je m'assis, retirai doucement ses mains tremblantes et entrepris de défaires les bandages sur ses jambes. J'ignorai pourquoi j'insistai pour m'occuper de lui...

- Euh... merci, dit-il après un petit moment.

Je ne fis que sourire en guise de réponse. Le silence dura encore un petit instant et après, je risquai de poser une question.

- Sasuke, pourquoi tu pleurais ? demandai-je le plus innocemment possible.

Il gloussai, mais ne dit rien. J'attendis patiemment qu'il décide de parler, et continuai de ce que j'étais en train de faire.

- C'est que..., commença-t-il, je me souviens que quand j'étais petit, et que je me blessais, ma mère venait toujours me soigner... dans cette chambre...

Il parlait lentement, ressentant chacun des mots. Je l'écoutais attentivement, ne me rendant pas compte que j'avais lâcher ses jambes et le regardai. Sa voix tremblait.

- Tu es certain de vouloir encore rester ici ? demandai-je. Je veux dire, dans cet maison...

Il haussa les épaules.

- Je ne sais pas, dit-il, ça me semble si loin... et tellement proche en même temps.

Le son de sa voix n'était pas très fort, mais je ressentais sa tristesse. Sa souffrance s'était transformée en tristesse. Je la ressentais très bien. Je baissais les yeux et regardai quelques secondes le sol avant de continuai à retirer les bandages. Ses mains sont alors venus chercher les miennes.

- Ça va, murmura-t-il, tu n'es pas obligé tu sais.

Je le regardai en souriant.

- Non, mais j'en ai envie, avouai-je.

Je le vis rougir avant de baisser la tête. Après que j'eut terminer, je me levai en lui souhaitant bonne nuit. Enfin, bon matin puisqu'il était passé 2 heures. J'avais presque passer la porte quand j'entendis...

- Merci.

Je me retournai.

- Tu n'es pas obligé de me remercier, ça m'a fait plaisir, tu sais. Dis-je.

Il me fit signe d'approcher. Ce que je fis. Une fois que je fus près, très près... il passa ses bras autours de mon coup et appuyais sa tête sur mon épaule. Nos corps qui se touchaient me procurait une sensation de bien être que je n'échangerais pour rien au monde. Le sentir si près avait réveiller des sentiments dont j'ignorais l'existence.

- Non, mais j'en ai envie, murmura-t-il.

Je le serrai fort à mon tour.

- D'accord, dis-je en me redressant, dors maintenant.

Je retournai à ma chambre et m'endormis le sourire aux lèvres.


FIN du chapitre 3, À SUIVRE

# Enviado el sábado 10 de enero de 2009 00:27

Modificado el sábado 07 de noviembre de 2009 12:19